mercredi 5 janvier 2011

"Marie-Antoinette": 4 ans et des poussières plus tard


Aujourd'hui sort Somewhere, le dernier "bébé" de Sofia Coppola. Un nouveau Coppola c'est toujours un peu particulier. On l'attend, on l'espère pendant des mois, des années en fait si on est exact. A peine a t'on entendu dire que la réalisatrice a commencé à griffonner un bout de scénario, que l'on commence à anticiper. Quand elle prend une caméra, je ne vous en parle même pas...Limite, on pousse un "Ouf" de victoire ou de soulagement...Alors, quand finalement, l'objet tant attendu est enfin prêt, on a presque envie de sabrer le champagne et de renommer la "sainte journée": "SC's day". Oui mais voilà, ne pouvant me ruer telle une furie dans le premier cinéma venu aller le découvrir le jour de sa sortie en salle, j'ai essayé de faire taire mon immense frustration en regardant  pour la centième fois au moins Marie-Antoinette...

Marie-Antoinette c'est bien simple, je suis folle amoureuse de ce film depuis les toutes premières images qui ont filtré...Je ne me souviens pas avoir attendu avec autant d'excitation un autre projet.

Bah oui, Sofia Coppola + Marie-Antoinette (à savoir mon idole historique absolue) =

A sa sortie, beaucoup ont reproché au film son esthétisme, son côté rose bonbon blonde écervelée, sa démarche artistique, à savoir de vouloir rapprocher cette figure de musée de notre sensibilité contemporaine...Moi, c'est justement ce qui m'a plu quand j'ai découvert le film. Sofia Coppola avait réussi à rendre la dernière reine de France vivante.

Quatre ans après, je l'aime toujours autant, peut-être même plus encore. Mais c'est sa deuxième partie, son versant sombre, qui me touche davantage...Le moment où tout bascule pour elle, quand le deuil, la haine du peuple, commencent à la frapper. Lorsque ses tenues extravagantes laissent place à des vêtements plus sobres. Lorsque ses cheveux se racourcissent, que son regard s'assombrit et que ses yeux sont cernés, de fatigue, de larmes, de désespoir aussi...On aperçoit alors la vraie Marie-Antoinette, une femme qui sera digne jusqu'au tout dernier instant. C'est avec beaucoup de subtilité que Sofia Coppola a réussi à transmettre cet état à l'écran...Les dialogues deviennent alors presque inexistants, remplacés par des regards, des mains tendues, des sourires empreints de tristesse. Cette partie est d'autant plus troublante qu'elle contrebalance avec l'insouciance du début du film.

Le cinéma de Mademoiselle Coppola est singulier, d'une douceur, d'une grâce infinie...Sans autre prétention que celle de capturer l'être. C'est là, je crois, son plus grand talent! Et c'est pour ça,je crois aussi, que son travail me touche autant.(Oui, même le sublime sac qu'elle a dessiné pour Louis Vuitton et qui commence très sérieusement à me nous faire de l'oeil...) (Non, ceci n'était pas un appel!) (Quoi que...)

mardi 28 décembre 2010

Au nom d'Edward


“Blossom Day” de Käsebier, 1904 - 1905.
 Il y a un je-ne-sais-quoi qui me fascine dans la période Edwardienne...

Peut-être pour le surnom de "Belle Epoque" qu'on lui donna en France

Pour les longues robes de mousseline blanches, vaporeuses et romantiques,que les jeunes filles portaient à l'époque et qui leur donnaient un air fantômatique et insaisissable

Pour leur beauté incroyable presque irréelle

Pour les canotiers en paille que les hommes portaient au bord de l'eau

Pour les longues balades dominicales autour du lac, à pieds ou en barque, les premiers pique-niques au printemps à l'ombre des ombrelles et des arbres en fleurs

Pour les correspondances épistolaires que les gens s'échangeaient comme autant de témoignages d'un profond attachement

Pour les interminables voyages avant de finalement arriver à destination

Pour les photos en noir&blanc, le flou qui les entoure, l'aura, le mystère de tous ces visages disparus...Pour la poésie qu'il s'en dégage

Pour le temps qui semble comme suspendu, l'ennui qui se lit sur les visages, l'attente, souvent, d'un être, d'un nouveau jour...

Pour être comédienne dans un cabaret ambulant comme Colette. Pour la rudesse, la vie de bohème, la mauvaise réputation qui accompagnent cette profession à l'époque

Pour le dilettantisme de Proust, la douceur de vivre, les illustrations publicitaires de Mucha

Parce que ce temps parait à la fois si loin et pourtant si proche...Parce qu'il me rend nostalgique d'une vie que je n'ai pourtant pas connue

Parce que je me rêve modèle éphémère de l'un de ces tableaux vivants, muse de Steichen ou de Stieglitz

Parce que j'aurai aimé être contemporaine de Beatrix Potter et lire les nouvelles de Katherine Mansfield au pied d'un arbre de la demeure familiale ou regarder la pluie tomber derrière une fenêtre poussièreuse, perdue dans mes sombres pensées

Pour les soeurs Stephen (Virginia Woolf&Vanessa Bell), enfin, parce qu'elles ne cessent de me fasciner et de m'inspirer, en tant qu'artistes et que femmes. Parce qu'elles restent des icônes absolues même si loin du temps de Bloomsbury


Virginia&Vanessa Stephen, Partie de Cricket
"The Bathroom" de Clarence H. White, 1906
Photographie de Paul de Haviland

Photographie de Eva Watson Schütze
"Mother and daughter", 1909
Louise Carbasse photographiée par Rudolph Buchner, 1913

Laurette Taylor photographiée par White, 1913

Miss Geraldine Ferrar
Melpomene Landon Rives photographiée par Edward Steichen
Ps: Toutes les photos (sauf celle des Soeurs Stephen) sont extraites de mon nouveau lieu de perdition et d'obsession personnel Edwardian Era...Si je peux me permettre de vous donner un conseil, laissez-vous glisser dans votre canapé, une tasse de thé chauffante à portée de main, et ouvrez grand vos mirettes! Ce site est un véritable voyage dans le temps!


lundi 22 novembre 2010

"Même si vous avez mal, Souriez!"

© David Hamilton
                                                                
C'est ce que nous disait, en substance, ma prof de danse quand j'étais petite. Je ne me souviens pas avoir eu, un jour, un quelconque talent pour cette discipline, je devais être une élève plutôt quelconque...Non seulement, je n'étais pas très souple mais en plus, alors que les autres filles apprenaient la chorégraphie en une seconde, pour moi, l'exercice était plus difficile. Non, je ne faisais pas partie de ces filles qui suscitaient l'admiration auprès de ses petites camarades et à qui la prof prédisait déjà un avenir des plus prometeurs...Pourtant, ces mercredi après-midis passés devant le miroir m'ont plus appris que bien d'autres cours...Aujourd'hui encore, j'ai la (sale) manie de marcher sur mes pointes de pieds, je me surprend à faire des jeux de jambes en tout genre. Comme si ces heures avaient laissé une trace indélébile dans mon corps. La résistance à la douleur aussi, l'effort, le travail, sont autant de valeurs que cette pratique m'a transmise. Et surtout, cette phrase qu'elle nous répètait inlassablement quand nous étions à la barre ou à bout de souffle, est l'une de celles qui m'a le plus marqué dans ma vie, 15 ans après elle continue de résonner dans ma  tête...Et je dois avouer que j'ai pris l'habitude de respecter cette instruction à la lettre.

Mais, l'influence qu'a eu la danse sur moi ne s'arrête pas là. Au fil des années, je me suis rendue compte que j'étais fascinée par son imagerie...Rien n'a plus d'attrait pour moi que les jupons de tulle, les ballerines, les rubans de satin, les poses gracieuses, une certaine fragilité...C'est simple, dès qu'une photographie met en scène ces élèments, je suis immédiatement conquise. Du coup, j'en enregistre des tonnes sur le disque dur de mon ( pauvre, vieil) ordinateur. Ce n'est pas pour rien si David Hamilton et Annie Leibovitz, tout deux fascinés par le monde de la danse, sont dans le top-ten de mes photographes de référence. Et tous les magazines qui explorent ce thème, se retrouvent immédiatement dans ma petite collection. Pour le plan vestimentaire, je suis complètement accro aux ballerines Repetto et mon rêve ultime est un jupon à la Carrie Bradshaw,tellement épais qu'on pourrait s'y blottir...
Influencée jusqu'à la moelle, je vous le disais!

Je vous laisse avec les belles images de Sir Hamilton  :)




                                                                       © David Hamilton via  Peter's Friends

lundi 8 novembre 2010

La petite fille perdue


Il y a quelques jours, je suis rentrée dans un magasin de jouets. Evènement en soi, puisque cela faisait pas moins d'une éternité, sinon une vie, que je n'étais pas allée dans ce genre d'endroit. Je me suis souvenue des moments que j'avais passé dans ces lieux, du fantasme qu'ils représentaient dans ma petite enfance. Je me revoyais courir de rayon en rayon, ne sachant où donner de la tête, les yeux écarquillés devant tant de belles choses, la bouche entrouverte en un "Oh" émerveillé...J'en avais passé des instants, à regarder cette Barbie, encore plus belle que toutes celles qui trainaient à la même heure sur le sol de ma chambre, à ne pas vouloir la quitter des yeux, à ne pas vouloir la quitter tout court d'ailleurs...

Quand mes pas ont passé la porte du magasin samedi dernier, j'ai senti que rien ne serait jamais plus comme avant. Comme lorsque j'avais 6 ans...Le charme était rompu. Je suis restée insensible devant la multitude de jouets qui se trouvait devant moi...A ce moment-là, j'ai eu le sentiment d'avoir perdu quelque chose...Ce n'est pas la première fois que ça m'arrive, je ressens la même chose quand je tombe sur un dessin-animé à la télévision. Sauf exception, ils ont du mal à m'emporter, je les regarde d'un oeil distant, souvent presque blasé...Alors, au fond, que reste t'il de notre enfance? De cette période où l'on est pas encore tout à fait soi-même et à la fois libre d'être?

Je n'ai pourtant pas l'impression, toute ces années, d'avoir trahi la petite fille que j'étais...Tout ce que je fais, tout ce que je vis, c'est pour elle, en son nom, pour ne pas la décevoir...Elle est toujours là, cachée peut-être, invisible, mais bien là. Je dirais même qu'elle n'a jamais été si présente. Elle est dans chacun de mes regards, dans chacun de mes rires...Elle est ma colonne vertébrale.

Alors bien sûr, aujourd'hui, les jouets ont été remplacés par les vêtements (auparavant tant redoutés), les magazines sont venus s'ajouter aux livres...Mais quand on regarde bien, l'émerveillement, que les jouets me procuraient avant,s'est juste déplacé vers de nouveaux objets. Plus adaptés à la personne que je suis devenue.

Les rêves que je chérissais alors, sont toujours les mêmes aujourd'hui. Et même si, parfois, la nostalgie résonne en moi à cause de ces instantanés de vie envolés, l'enfance, la vraie, ne se termine jamais...Elle est un état d'esprit, un regard sur le monde...C'est la perte de cette enfance-là qui est tragique et irréversible, car elle est, en quelque sorte, une petite mort de l'âme...Cette fameuse "âme d'enfant".

Ps: La photo qui illustre cette "histoire" est de lauren {elycerose} . Je l'ai découverte grâce à Beauty in Everything, un super site qui regorge de petites merveilles photographiques (qui je le pense va souvent être référencé sur ce blog)...Il vous suffit de cliquer sur son nom pour découvrir un peu plus son travail...

mardi 2 novembre 2010

Sur les traces de Norma Jeane...

© Richard Avedon
"Not a scared lonely little girl anymore"
Ces mots sont de Marilyn Monroe...
Marilyn, tout le monde la connaît ou plutôt croit la connaître...Icône absolue de l'âge d'or d'Hollywood, idéal féminin d'un autre siècle pourtant aujourd'hui toujours autant référencé (séances photos la parodiant, films en préparation, dont un actuellement en tournage avec l'irrésistible Michelle Williams, un roman, Blonde, écrit par Joyce Carol Oates...). On a tous en nous quelque chose d'elle: une image, une chanson, une scène de film, un éclat de rire, une certaine idée de la blondeur, une robe capricieuse qui s'envole...L'objet Marilyn, puisque c'est bien ce dont il est question ici, fait vendre...Elle est une propriété publique, qu'on s'arrache, et dont on se délecte avec distance de la lente et douloureuse descente aux enfers. Andy Warhol, pour ne parler que de lui, l'immortalisera dans un de ses célèbres tableaux sérigraphiés, reproduit à l'infini, au même titre que Mickey ou qu'une boîte de conserve. On la retrouve, dans chaque magasin, ornant des mugs, des cendriers, des tee-shirts...Juste une image. Toujours cette seule et même image d'une jeune femme écervelée et futile, lumineuse et sexuée à outrance... Mais où est la femme? Où se cache Norma Jeane dans tout ça? Aucune importance...
Je n'ai jamais eu de réel intérêt pour Marilyn, trop de glamour, de paillettes, de superficialité, de poupoupidous sont accrochés à sa personne...J'ai même assez régulièrement remis en cause son talent d'actrice ("Marilyn, une potiche?"). Par contre, sa voix, les ritournelles qu'elle sait sussurer comme personne, au même titre qu'une Brigitte Bardot, elles, se sont toujours baladées dans ma tête, tels des bonbons acidulés, dont on n'arrive pas à se lasser...Faciles, agréables à fredonner.
La première fois que je me suis vraiment intéréssée à elle, c'est à l'exposition qui était consacrée à Richard Avedon au Jeu de Paume, à Paris, il y a de ça, je crois, deux ans...Parmi, les innombrables portraits de stars, de mannequins ou d'anonymes, je suis tombée sur une photo d'elle...Méconnaissable. Un beau portrait en noir et blanc (celui qui illustre ce billet). Je me souviens être restée plusieurs secondes, le regard accroché à l'image, comme interdite...Cette femme au regard mélancolique, je ne l'avais jamais vue, jamais même soupçonnée...Une inconnue dans l'enveloppe corporelle la plus célèbre de notre culture pop.
Il y a quelques jours, est sorti Fragments, un recueil de textes de l'actrice, composé de poésies, de notes, de récits intimes déposés négligemment sur des carnets ou des papiers à en-tête de grands hôtels où elle a séjourné...Le tout dormait dans une valise, chez Anna Strasberg, veuve du fondateur de l'Actor's Studio, Lee Strasberg...Un trésor enfoui qui voit aujourd'hui la lumière du jour. J'y ai retrouvé mon inconnue, Norma Jeane, dépouillée de son alter-ego hollywoodien, un être-humain à l'opposé de ce que les studios et les médias ont fait d'elle...Car si Marilyn est lumineuse, Norma, elle, est sombre, constamment sur un fil, fragile et mélancolique, en quête perpétuelle d'idéal et de perfection.
Dans le coeur de la star, se cache une petite fille brisée, rongée par la solitude...Enfermée dans un rôle qui ne lui convenait pas et dont elle essaiera toute sa vie de se débarrasser...Elle rêvait de théâtre et de grands auteurs, elle aimait la littérature aussi...En lisant ses textes, je ne peux m'empêcher d'être bouleversée, de me reconnaître dans ses mots...Cette personne-là, me touche, me parle...Elle me rassure aussi, tant ses maux ressemblent aux miens.
En même temps, je ressens une certaine culpabilité à la lecture de ces "fragments" de pensées, comme si on violait une nouvelle fois l'intimité de Norma. Non pas son corps ou ses aventures sentimentales, cette fois-ci, mais son âme, ce qu'elle avait réussi, malgré tout, à garder secret de son vivant, loin bien loin de la lumière des projecteurs...
Mais je sais que maintenant, grâce à cette expérience vécue à ses côtés, je ne regarderai plus jamais ses photos et ses films de la même manière, je ne pourrai m'empêcher de voir la tristesse qui se cache derrière ses sourires radieux et l'ombre qui plane au dessus d'elle.
Si Norma était en face de moi aujourd'hui, je n'aurai qu'une seule chose à lui dire: "No, you're not alone anymore. I'm here with you"

jeudi 7 octobre 2010

Bang, bang...Xavier Dolan shot me down ♥












Xavier Dolan,
Depuis le dernier festival de Cannes, en mai dernier, on entend parler que de lui...Allure de James Dean moderne et intello, son joli minois est dans tous les magazines et journaux les plus hypes du moment, son look est décrypté, copié, adoubé même...En bref, on assiste à ce qu'on pourrait qualifier de "Phénomène Dolan". Pour preuve, MK2, le distributeur français de son dernier film, lui offre une qualité d'exploitation rarissime pour un projet d'une si petite envergure financière...Déjà, en 2009, son premier film, J'ai tué ma mère, avait crée l'évènement sur la croisette. Un an après (cette année donc si vous suivez bien :) ), il revenait présenter Les Amours imaginaires, film, comme l'explique l'intéressé sur les "signes" amoureux, véritable ode aux coeurs brisés, bafoués, catégorie dans laquelle il se place volontiers. Le plus drôle dans l'histoire c'est que le jeune Québécois n'a que 21 ans...Excusez du peu!
De loin, Xavier.D a tout pour énerver, pourtant je l'avoue, dès le visionnage de la bande-annonce de son (déjà) deuxième long-métrage, je suis tombée complètement sous le charme de ce réalisateur. C'est donc avec une grande appréhension et surtout une bonne dose d'excitation que j'ai (patiemment)attendu sa sortie française, le 29 septembre dernier.
Et là...Le choc, la révélation. Le cinéma, le vrai, n'est pas mort! A l'heure où les films deviennent de plus en plus de simples attractions visuelles ( en témoigne l'innombrable masse de films en 3D qui squattent les salles de cinoche depuis le succès planétaire d'Avatar...Je vous épargne les titres tous aussi inspirants les uns que les autres), où le numérique s'impose dans tous les cinémas, même les plus modestes,un pti mec d'une vingtaine d'années revient à un cinéma presque à l'ancienne. S'inspirant très largement de la Nouvelle Vague, et tout particulièrement de Godard si vous voulez mon avis, à tel point qu'il en est presque un hommage, Les Amours imaginaires est un film à part dans la production cinématographique actuelle. Certains vont sans doute hurler face aux interminables ralentis qui ponctuent l'ensemble du film, oui mais justement, cette façon de prendre son temps est en soi, à elle seule, une petite révolution. Autre point fort: sa façon si poétique de filmer les scènes d'amours, qui en deviennent presque des tableaux entre classicisme et pop-art...
Au final, ses Amours imaginaires sont un objet cinématographique intemporel, singulier même...En témoigne, la mixité de la bande-son qui va d'Indochine à Dalida, en passant par Wagner, les costumes où robes fifties se partagent la vedette avec des vêtements plus contemporains, la cohabitation de la lettre à cachet, du téléphone et de la machine à écrire... Dolan livre un petit bijou pop et arty (oui intello-bobo,aussi, si vous voulez), un cinéma riche et intelligent,truffé de références diverses...Le manifeste d'un réalisateur sur lequel il va falloir compter et ça tombe bien puisque son troisième film, Laurence Anyways est déjà en préparation, avec dans le rôle titre Louis Garrel, fantasme de dernière minute dans Les Amours et autre héritier de la Nouvelle vague.

Une seule chose est sûre, mon petit coeur de cinéphile bat pour ce jeune réalisateur depuis qu'il est sorti de la projection...Et cet amour-là, lui, n'a rien d'imaginaire.

mercredi 29 septembre 2010

Pourquoi pas moi? (Wo wo wo wo Wowo)*

Voilà un p'ti moment que ça me trotte dans la tête...Que j'y pense, que je renonce, que j'oublie puis que j'y repense ect

Je l'avoue, mon premier geste quand j'allume mon ordinateur, c'est généralement d'aller voir si mes blogueuses favorites ont bien actualisé leur blog avec un nouveau petit billet à décortiquer (si elle ont bien accompli leur devoir,pardi!!!), comme une surprise que l'on attendrait chaque matin avec un soupçon d'appréhension et d'excitation! Parfois, c'est la déception, pas de nouvel article à l'horizon, rien de bien folichon à se mettre sous la dent dans le blog de l'un ou sur le blog de l'autre...Et puis parfois, notre attente est récompensée, une phrase comble notre curiosité, une photographie nous émerveille...La journée peut alors commencer sous les meilleurs auspices.

Avec ce blog, je ne sais pas exactement où je vais, ni même si je vais réussir à tenir mes engagements, en bref, être une bonne ou une mauvaise blogueuse...Mais je vais faire de mon mieux pour que cet endroit devienne, à son tour, une adresse agréable dans votre tour d'horizon quotidien (bien entendu, si j'ai de la chance!).

De quoi vais-je vous parler? De tout et de rien à la fois. De mes inspirations du moment. Ce blog est mon joujou, mon quartier libre, j'espère qu'il sera l'outil idéal pour exprimer toutes les petites obsessions (de passage ou permanentes) de mon cerveau dérangé :)  Il y aura sans doute un peu de mode, un peu de photo,du cinéma, des rencontres, mais surtout beaucoup d'histoires sur ce qui m'entoure et ce qui me touche...Oui, tout et rien à la fois, c'est bien ça!

Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter la bienvenue sur mon Nombril,

Enjoy the ride xxx

E.B

* Les lecteurs les plus avisés auront reconnu la référence à la ritournelle du même nom de la très chouette Mareva Galanter...Pour les "incultes", je crois qu'une petite recherche s'impose ;)