Aujourd'hui sort Somewhere, le dernier "bébé" de Sofia Coppola. Un nouveau Coppola c'est toujours un peu particulier. On l'attend, on l'espère pendant des mois, des années en fait si on est exact. A peine a t'on entendu dire que la réalisatrice a commencé à griffonner un bout de scénario, que l'on commence à anticiper. Quand elle prend une caméra, je ne vous en parle même pas...Limite, on pousse un "Ouf" de victoire ou de soulagement...Alors, quand finalement, l'objet tant attendu est enfin prêt, on a presque envie de sabrer le champagne et de renommer la "sainte journée": "SC's day". Oui mais voilà, ne pouvant me ruer telle une furie dans le premier cinéma venu aller le découvrir le jour de sa sortie en salle, j'ai essayé de faire taire mon immense frustration en regardant pour la centième fois au moins Marie-Antoinette...
Marie-Antoinette c'est bien simple, je suis folle amoureuse de ce film depuis les toutes premières images qui ont filtré...Je ne me souviens pas avoir attendu avec autant d'excitation un autre projet.
Bah oui, Sofia Coppola + Marie-Antoinette (à savoir mon idole historique absolue) = ♥
A sa sortie, beaucoup ont reproché au film son esthétisme, son côté rose bonbon blonde écervelée, sa démarche artistique, à savoir de vouloir rapprocher cette figure de musée de notre sensibilité contemporaine...Moi, c'est justement ce qui m'a plu quand j'ai découvert le film. Sofia Coppola avait réussi à rendre la dernière reine de France vivante.
Quatre ans après, je l'aime toujours autant, peut-être même plus encore. Mais c'est sa deuxième partie, son versant sombre, qui me touche davantage...Le moment où tout bascule pour elle, quand le deuil, la haine du peuple, commencent à la frapper. Lorsque ses tenues extravagantes laissent place à des vêtements plus sobres. Lorsque ses cheveux se racourcissent, que son regard s'assombrit et que ses yeux sont cernés, de fatigue, de larmes, de désespoir aussi...On aperçoit alors la vraie Marie-Antoinette, une femme qui sera digne jusqu'au tout dernier instant. C'est avec beaucoup de subtilité que Sofia Coppola a réussi à transmettre cet état à l'écran...Les dialogues deviennent alors presque inexistants, remplacés par des regards, des mains tendues, des sourires empreints de tristesse. Cette partie est d'autant plus troublante qu'elle contrebalance avec l'insouciance du début du film.
Le cinéma de Mademoiselle Coppola est singulier, d'une douceur, d'une grâce infinie...Sans autre prétention que celle de capturer l'être. C'est là, je crois, son plus grand talent! Et c'est pour ça,je crois aussi, que son travail me touche autant.(Oui, même le sublime sac qu'elle a dessiné pour Louis Vuitton et qui commence très sérieusement à me nous faire de l'oeil...) (Non, ceci n'était pas un appel!) (Quoi que...)

















